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UNE FOLIE ARCHITECTURALE : L’ARCHITECTURE TEMPORAIRE

Le Comité scientifique a retenu le thème Architecture temporaire pour la première édition de l’événement UNE FOLIE ARCHITECTURALE – MONTRÉAL 2017.

L’architecture temporaire est de plus en plus présente dans nos sociétés. On la retrouve lors d’événements culturels, sportifs, économiques ou sociaux ; elle est utilisée pour les camps de réfugiés et lors des sinistres (architecture d’urgence) ; elle sert de poste d’accueil et d’abri dans des campings… 

L’architecture temporaire répond à une mobilité de plus en plus présente chez les travailleurs comme chez les compagnies qui se déplacent au gré des besoins et des avantages financiers. Devant autant de volatilité dans les déplacements, comment penser le bâtiment de demain ? L’architecture fixe et unidirectionnelle a-t-elle fait son temps ? Comment faire évoluer un édifice pour qu’il puisse répondre à de nouveaux aménagements, à de nouvelles fonctions ? Devons-nous revoir ses structures de base, les matériaux utilisés, les aménagements intérieurs et extérieurs ? Quelle est la durée d’un bâtiment aujourd’hui ? Pour quelle durée envisage-t-on sa vie active ?

À ces questions, il ne faut pas oublier la question environnementale. Comment ne pas faire du jetable et du gaspillage de matériaux dans le contexte de l’architecture temporaire ? Comment l’architecture temporaire répond-t-elle aux questions environnementales et au développement durable ? Comment recycler l’architecture temporaire ?

Comment envisager le développement urbain sur des notions d’architecture temporaire ? L’architecture temporaire répond au mode de vie de populations nomades. Sommes-nous les nouveaux nomades du monde actuel ?

 

Jean Baudrillard écrivait en 1967,

« L’éphémère est sans doute la vérité de l’habitat futur. Les structures mobiles, variables, rétractables, etc., s’inscrivent dans l’exigence formelle des architectes et dans l’exigence sociale et économique de la modernité. »

                                                                                              Jean Baudrillard, Utopie, no 1, 1967.

 

Où en sommes-nous 50 ans plus tard ? Baudrillard avait-il raison ? Sommes-nous dans une civilisation de l’éphémère ?