Accueil

Définition



Aujourd’hui, le terme « architecture autochtone » est utilisé à la fois pour désigner les constructions architecturales réalisées par les membres des communautés autochtones et à la fois pour caractériser les constructions qui résultent du travail d’un architecte non issu d’une communauté autochtone travaillant en collaboration avec les communautés et respectant ainsi leurs valeurs culturelles et les croyances autochtones.

On désigne dans la majorité des cas par l’appellation « architecture autochtone » les infrastructures temporaires ou permanentes réalisées avant l’arrivée des européens sur le continent Nord Américain. On pouvait alors observer des types de constructions tels que des igloos, des tipis, des wigwams, des maisons semi-souterraines ou des maisons longues. Ces constructions sont ingénieuses et témoignent du savoir-faire et de l’héritage culturel des peuples autochtones.

Aujourd’hui, dans un souci de conservation des techniques de construction autochtone, les architectes maintiennent dans leurs bâtiments un intérêt soutenu dans des matériaux et des formes traditionnels et ainsi redéfinissent l’architecture autochtone contemporaine.

Au Canada, plusieurs architectes, d'origine autochtone ou non, fournissent un travail que l'on peut qualifier d'« architecture autochtone ». Parmi eux, on retrouve Toby Russel Buckwell, Joseph Douglas Cardinal, Alain Fournier, Guillaume Lévesque ou encore Alfred V. Waugh. D'autres architectes ont aussi produit à l'occasion des bâtiments publics en réponse à des commandes émises de la part des communautés, comme par exemple Pierre Thibault qui a érigé le musée des Abenakis en 2005 à Odanak.