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Introduction et Notice explicative



Pour s’épanouir, une langue, à l’instar des gens qui la parlent, doit pouvoir s’adapter au monde qui l’entoure. Elle doit pouvoir créer de nouveaux termes pour désigner de nouvelles réalités.

Notre époque se caractérise par le métissage des disciplines et des procédés utilisés pour les traduire en œuvres d’art. Aussi, pour comprendre la culture libre, il faut aussi bien faire appel à la sociologie qu’à la peinture et à l’informatique. Ce lexique inclura donc des termes qui, sans être liés aux arts visuels, permettront d’en saisir l’ampleur et la portée dans toutes les dimensions de l’art contemporain. Nous avons également inclus quelques termes qui, sans être des néologismes, sont essentiels à la compréhension d’autres termes; ainsi l’expression « gauche d’auteur » ne peut être comprise sans référence à « droit d’auteur ».

Certains domaines, comme celui de l’informatique, se développent à une vitesse telle qu’il est difficile de suivre l’évolution de son vocabulaire. Nous considérerons comme « néologisme » dans ce domaine, un terme utilisé depuis l’an 2000. Dans d’autres domaines, l’évolution est plus lente; les mouvements et écoles en peinture et architecture prennent en général une décennie pour naître, évoluer et disparaître. Dans ces domaines plus traditionnels, nous prendrons donc l’année 1960 comme point de départ. Face à la foison de nouveaux termes apparaissant en arts visuels et issus pour la plupart du monde anglo-saxon, il est tentant (et rares sont ceux qui peuvent résister à cette tentation) d’adopter simplement le calque de l’anglais. L’allemand et le néerlandais en font pratiquement une règle générale. En France, le Larousse accepte maintenant le terme de « performer » sans même prendre la peine de l’adapter au génie du français et à notre époque qui exigeraient « performeur » et « performeuse ».

Et même là où les spécialistes de la langue font preuve d’imagination, certains néologismes, comme « gratuiciel » (freeware) et « partagiciel » (shareware), n’ont pratiquement aucune chance d’être adoptés tant ils s’éloignent du principe de base voulant qu’un néologisme se prononce facilement et ne porte pas à ridicule.

C’est donc à un effort d’imagination que nous convions les utilisateurs de ce lexique des néologismes. Pour trouver des termes qui ne soient pas seulement des calques de l’anglais, mais qui correspondent, comme le mot « courriel » au génie de notre langue : simples, faciles à prononcer et faisant image.

Trouvons de nouveaux termes; renouvelons ceux qui sont condamnés aux tablettes du parc jurassique. Prouvons que le français peut s’adapter à l’évolution du monde dans lequel il respire et vit.

Serge Marcoux


Notice explicative

Ce lexique devant servir surtout aux francophones qui cherchent la traduction d’un terme anglais, il se divise en quatre parties, la partie « anglais-français » étant la plus élaborée :

  • un dictionnaire anglais-français où l’entrée en langue anglaise est suivie d’une définition en langue française précédée de la catégorie grammaticale; dans le cas où elle appartient à un domaine d’emploi spécialisé (exemple : expression juridique), celui-ci est précisé;
  • des remarques concernant l’utilisation des traductions en français; ainsi,

      ** L’astérisque double après une traduction française indique qu’il s’agit soit d’une proposition, aucun terme
      généralement accepté n’ayant été identifié, soit d’une proposition différente de la traduction acceptée; 

      *** L’astérisque triple indique un terme à déconseiller et les raisons justifiant cette position

      Lorsque plusieurs sources sont mentionnées, le terme proposé figure sur la même ligne que la source

  • un index français-anglais
  • une liste des sources d’où proviennent les traductions