LES PAPIERS PEINTS DE FRÉDÉRIC CORDIER

 

Photo © Cristina Guillet

Frédéric Cordier est un artiste canado-suisse qui est né à Montréal en 1985. Il a complété son Master à l’ÉCAL / l’université d’art et design de Lausanne en Suisse 2004-2008. Cordier a été le lauréat de la Bourse culturelle de la fondation Leenards 2011 Suisse et lauréat pour le prix de la fondation Vaudoise du 700e, Cité des Arts à Paris en 2008. Il a également reçu le prix de la Fondation Ernest Manganel, Lausanne, Suisse en 2008. Cordier a exposé au Wohnshop Projecto, Lausanne, Suisse en 2017 et au Lieux Partagés à Morges en Suisse en 2016. Il a également fait une résidence à Engramme à Québec en 2015 et il a participé au symposium de Baie-Saint-Paul en 2016.

 

Le travail de Frédéric Cordier s’articule autour de la notion de système auquel il associe l’idée de dysfonctionnement. Tout au long de ses études en arts visuels, son travail dans une chaîne de restauration rapide lui a permis de financer sa pratique artistique. Au fil du temps, ce travail répétitif et rigoureux permettant de produire de la nourriture suivant des méthodes rationnelles, mais en même temps dénaturées l’on conduit à s’interroger sur la notion de système. C’est durant cette période qu’il a commencé à s’intéresser aux systèmes et à leurs déstructurations.

 

Dans son travail l’artiste utilise principalement des éléments de base du langage visuel avec des interventions simples telles le plein et le vide, le noir et le blanc et en utilisant des procédés qui lui permettent de créer des motifs et textures qu’il utilise pour créer des papiers peints, composer des vues fictives en dessin et en linogravure, mais aussi produire des peintures sur métal perforé. Ses motifs sont issus d’expérimentations variées incluant l’utilisation d’outils insolites tels que des éléments de fours, de lampes de bureau ou de scanners modifiés.

 

L’utilisation de motifs en noir et blanc et de papiers peints crée une interaction forte entre les oeuvres. Cette confrontation se veut aussi physique, l’oeuvre devenant non seulement une chose à regarder, mais aussi une expérience sensorielle pour le spectateur. Les associations de formes géométriques et de motifs psychédéliques font également référence à l’op art et au pointillisme.

 

Les vues composées en linogravure et en dessin sont issues de photographies et d’observations réalisées à proximité de sites industriels. Imprégné de cette atmosphère, l’artiste recompose ensuite un paysage auquel il incorpore des motifs simplifiés de matières imaginaires et de matériaux manufacturés. Ces associations de motifs et de formes créent une ambiance irréelle où l’industrie lourde est intégrée à des contextes organiques.

 

 

Source: Galerie Laroche/Joncas

 

L’artiste Frédéric Cordier est représenté par la Galerie Laroche/Joncas
Consultez le site officiel de l’artiste au www.frederic-cordier.ca

 

 

 

 

ARTICLES

 

 

« Pour la composition de ses gravures, Frédéric Cordier s’inspire de photographies et d’observations effectuées à proximité de sites industriels. Ces visites lui permettent de s’imprégner de l’atmosphère qui en émane et de recomposer un paysage à partir de formes graphiques simplifiées évoquant une certaine abstraction et la reproduction de matériaux manufacturés. Ces juxtapositions de motifs et de formes créent une ambiance irréelle où l’industrie lourde est associée à des phénomènes de visibilité plus évanescents, se traduisant en motifs psychédéliques et en compositions relevant de l’art optique et du pointillisme. »

Extrait de La Fabrique culturelle, 11 août 2016 – Rencontre avec Frédéric Cordier : symposium de Baie-St-Paul

 

 

 

« L’impact de ses linogravures s’explique beaucoup par leur monumentalité, les contrastes prononcés entre l’encre noire et le papier blanc et la dynamique entre les pleins et les vides de l’image. Les représentations proposées dans ses scénographies de sites industriels synthétisent formellement de gigantesques architectures qui s’inscrivent frontalement dans le paysage urbain ou se camouflent dans la campagne. Les éléments géométriques, comme les lignes et les points de ses estampes, donnent vie à la froideur mécanique des structures métalliques des usines, installations portuaires et oléoducs où les minerais, les conteneurs, le pétrole ou le gaz transitent, circulent, s’échappent dans la nature. La distanciation critique que Frédéric Cordier souhaite communiquer se manifeste − observation soutenue obligée ! – par des erreurs plastiques volontaires dans les traits gravés. Celles-ci, telles des fausses notes, captent notre attention et nous ramènent à la perfection de la composition, de la ligne mélodique qui rythme en sourdine un commentaire écologique. »

Extrait de Françine PAUL, Sabord : fugues, Les éditions d’art le Sabord, no 113, mai 2019 – www.lesabord.qc.ca

 

 

 

 

 

 

 

COMMISSAIRE
CLAUDE GOSSELIN, C.M. (c.v.)
Directeur général et artistique
Centre international d’art contemporain de Montréal
claude.gosselin@ciac.ca

 

COMMISSAIRE ADJOINT
VINCENT GODIN-FILION
Adjoint à la direction générale et artistique
Centre international d’art contemporain de Montréal
vincent.godin-filion@ciac.ca

 

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