Artistes et oeuvres

De gauche à droite : Félicia Tremblay (Fierté Montréal 2019), André Dudemaine (Présence autochtone 2019), Adrian Stimson (artiste). Photo : Guy L'Heureux

 

1 – Adrian Stimson,  artiste bispirituel de la Nation des Siksika, utilise divers médiums dans ses oeuvres. Celles-ci se rapportent à des thèmes liés à l’histoire, au genre et à l’identité.

 

Adrian Stimson est un artiste bispirituel né en 1964 à Sault-Sainte-Marie en Ontario. Il est membre de la Nation des Siksika, également appelée «Blackfoot», située en Alberta. Ayant grandi dans la réserve, il a fait partie du conseil tribal pendant huit ans au cours des années 1990, avant de quitter, en 1999, pour poursuivre des études en arts. Stimson s’inscrit au Alberta College of Art and Design de Calgary, en Alberta, où il obtient un baccalauréat en beaux-arts en 2003. Il a depuis complété une maîtrise en beaux-arts à l’Université de la Saskatchewan à Saskatoon.

 

Stimson utilise divers médiums dans ses œuvres. Celles-ci se rapportent à des thèmes liés autant à l’histoire qu’au genre et à l’identité. Par exemple, Buffalo Boy est une performance satirique sur les stéréotypes accolés aux peuples autochtones. Old Sun est une installation sur l’héritage du système des pensionnats et Transformation est une exposition sur les femmes autochtones disparues. Stimson est particulièrement connu pour sa série «tar and feather» (goudron et plume).

 

Par ailleurs, le bison apparaît souvent dans son œuvre. Stimson dira: «J’utilise le bison comme symbole de la destruction du mode de vie autochtone, mais il représente également la survie et la régénération culturelle. Le bison est au cœur de la nation des Blackfoot. Le bison, en tant qu’icône et source de nourriture, ainsi que toute l’histoire de sa disparition sont au cœur même de ma vie contemporaine.» (Canadian Art Magazine, 2007).

 

Stimson a exposé partout au Canada et il a reçu plusieurs honneurs et prix, notamment la médaille du jubilé d’or de la reine Elizabeth II (2003), la médaille du centenaire de l’Alberta (2005) et le prix Blackfoot Visual Arts Award (2009). En 2006, Stimson a été artiste en résidence à la Mendel Art Gallery (Saskatoon). En 2010, il a été sélectionné pour se rendre en Afghanistan dans le cadre du programme Artistes des Forces canadiennes et, en 2018, il a reçu le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques.

 

Source : http://www.paulpetro.com/artists/209-Adrian-Stimson/CV

 

 

EXPOSITION : Adrian STIMSON, Naked Napi (Napi nu et autres histoires)

 

L’exposition Naked Napi Big Smoke d’Adrian Stimson a d’abord été présentée à la SUM Gallery à Vancouver en 2018, puis à la Edmonton Art Gallery en 2019 et à la Paul Petro Contemporary Art à Toronto en juin-juillet de cette année.

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 “Historically, indigenous peoples were sexual and were not ashamed of sex or their bodies. Nudity was normal, the human body was a part of nature and in observing nature, sexuality was diverse and to be celebrated. For the Blackfoot, a lot of our stories have sexual content, sex and sexuality was often interwoven within the language” – Adrian Stimson.

 

ADRIAN STIMSON raconte :

« Lors de ma maîtrise à l’Université de la Saskatchewan, j’ai rédigé mon mémoire intitulé  «Too Two Spirited for you; l’absence et la présence de bispirituels dans la culture et les médias occidentaux ». Une partie de la recherche consistait à remonter dans le temps précisément aux premières rencontres entre les peuples autochtones et non autochtones afin de voir s’il y avait des représentations de personnes bispirituelles. 

 

Theodore De Bry se distingue parmi une panoplie d’artistes. En effet, De Bry, qui n’a jamais visité les Amériques, a créé un certain nombre de gravures illustrant diverses réunions entre conquistadors et populations autochtones, ainsi que des représentations de la vie autochtone. Ces représentations étaient basées sur des récits hautement stylisés et détaillés, et souvent dépeints d’actes violents envers la population autochtone renforçant ainsi le récit de la conquête coloniale.  

 

Les images de De Bry (1) sont la preuve de la diversité de la sexualité dans le pré-contact américain. Elles prouvent, entre autres, que pour les colonisateurs, la sexualité autochtone était à craindre, à vaincre ou à détruire. Par exemple et comme le prouvent ses gravures de nombreux individus qualifiés de «sodomites» mis à mort, elles poussent ainsi à la clandestinité ou éradiquent deux états spirituels, sexualité et cérémonie. La moralité chrétienne occidentale n’était pas compatible avec les populations autochtones américaines; c’est alors qu’un processus systémique visant à éradiquer les modes de vie autochtones a été mis en place; guerres indiennes, famines, couvertures contaminées, assimilation agressive et pensionnats étaient parmi les nombreuses politiques racistes mises en œuvre. Politiques, qui, d’ailleurs, se poursuivent encore à ce jour.

Historiquement, les peuples autochtones étaient des êtres sexuels et n’avaient pas honte du sexe ou de leur corps. La nudité était normale, le corps humain faisait partie de la nature. La sexualité était diverse et devait être célébrée.

 

Pour les Blackfoot, beaucoup de nos histoires ont un contenu sexuel, le sexe et la sexualité étant souvent intégrés de façon langagière. Une amie travailleuse culturelle, chargée d’enregistrer les aînés il y a de nombreuses années, m’a confié à quel point il était complexe de traduire les enregistrements des femmes plus âgées. Elle a déclaré: «c’était comme si j’étais dans un vestiaire d’hommes», leurs manières de décrire étaient à la fois crues et amusantes. L’usage d’un langage  aussi simple de la sexualité prouve que nous n’avions pas peur de notre sexualité ni de la morale occidentale. Nous ne sommes pas liés aux idées occidentales de piété, de honte et de peur du sexe et de la diversité sexuelle. Pourtant, le mal est fait et maintenant, à notre époque, nous avons le droit et le devoir de récupérer notre histoire sexuelle. J’ai présenté pour la première fois Naked Napi à la galerie SUM à Vancouver. Je présente maintenant Naked Napi Big Smoke à Toronto. J’espère que cette série de peintures incitera les gens à comprendre et à accepter nos modes de vie – Être Napi, créer des histoires pour notre temps et notre bi-spiritualité.

 

Napi est un personnage de Blackfoot qui occupe une place centrale dans nos histoires. Il est souvent appelé le «vieil homme». Napi vient du soleil, il est notre quasi-créateur, il est fou, drôle et parfois un imbécile. Il peut aussi être brutal et très méchant. Dans bon nombre de nos récits, Napi est le créateur – avec «Old Woman» – de nombreux objets et créatures. Napi n’est pas notre dieu, mais comme beaucoup d’entités divines, on lui attribue la création du monde et de tout ce qu’il contient. Mais Napi a aussi de gros problèmes lorsqu’il commence à jouer avec sa propre création. C’est pourquoi nous appelons également Napi un filou, un contraire. Les histoires de Napi sont très familières dans le pays des Blackfoot, et sont souvent racontées par des anciens qui ont une histoire à raconter et qui a le droit de raconter ces histoires. Napi et ses nombreuses histoires sont notre guide de la vie, ils nous enseignent des leçons sur la façon de vivre et de ne pas vivre. Napi est, en quelque sorte, notre guide moral, nous donnant un aperçu de notre condition humaine. 

 

Mon intention en créant la série de peintures intitulée Naked Napi et Naked Napi Big Smoke est de répondre et de m’approprier les représentations de De Bry. Qu’il s’agisse de l’émasculation, de la dégradation et du massacre de ces Deux Esprits, je souhaite les ramener au présent, d’exorciser les horreurs qu’ont subi ces Deux Esprits et ainsi récupérer notre pouvoir, nos corps et notre sexualité. 

 

Alors que les histoires de Napi sont souvent racontées par nos aïeuls, qui eux, les ont reçues des leurs, une nouvelle génération d’artistes, d’acteurs et de conteurs de Blackfoot ont commencé à créer de nouvelles histoires. Cependant, Napi n’est pas statique, il est dynamique. En créant ces histoires, j’espère réinventer Napi dans le présent, le rendre queer, pour créer de nouvelles histoires et de nouvelles idées basées sur notre passé tout en tentant de refléter notre présent et notre avenir. Dans le cadre de la création de ces peintures, chaque peinture sera accompagnée d’une histoire, une histoire en anglais, à traduire en pied-noir. Des histoires qui racontent des moments de notre temps, nos luttes, nos espoirs, étant à la fois drôles et tragiques. J’espère que cela créera un espace où nous pourrons imaginer un avenir où Napi constituera un continuum de nos savoirs autochtones / blackfoot. » 

 

  • Théodore de Bry : «Né à Liège en 1528, Théodore de Bry apprend l’art de la gravure auprès d’Albert Dürer. Protestant, il quitte sa ville natale pour Strasbourg pour échapper à la saisie de ses biens et aux persécutions. En 1587, il s’installe quelques temps à Londres avec sa famille avant de s’installer définitivement à Francfort. Il se fait connaître par la publication de gravures illustrant les grands événements des premières expéditions espagnoles et portugaises dans le Nouveau Monde. N’ayant jamais visité les Amériques, il fait ses gravures d’après les observations des explorateurs et tend à dénoncer les violences perpétrées par les colons à l’encontre des Indiens. Graveur reconnu, il meurt à Francfort en 1598. » – Chandeigne, « Théodore de Bry », https://editionschandeigne.fr/collaborateur/theodore-de-bry/ , 2019.

PERFORMANCE : Adrian STIMSON, Naked Napi Big Game Hunter

 

Adrian Stimson propose dans une performance provocante, une critique acerbe des grandes figures masculines polémiques de notre monde. Il présente une création alliant sons et lumières et nous invite à un spectacle burlesque et dénonciateur. 

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NakedNapiBig Game Hunter  [NakedNapi Chasseur de Gros Gibier] est une performance qui met en jeu le patriarcat, le pouvoir masculin, un pouvoir souvent revendiqué par ceux qui se targuent d’avoir la plus grosse queue et de pisser le plus loin. NakedNapi, lui, savait bien que son calibre était plus gros que ceux   de ces bouffons. Il savait bien, en vérité, qu’ils avaient la gueule plus grande que la queue et que le   temps était venu de dévoiler leur petit secret, demontrer que le serpent est   protégé par ceux qui n’ont pas assez de couilles pour réaliser qu’ils sont eux-mêmes des bouffons et que, tout comme leurs inventions, ils finiraient bientôt par disparaître. 

 

NakedNapi scruta l’univers et remarqua qu’il n’y avait plus d’animaux. Où étaient-ils donc passés ? Il remarqua aussi qu’il faisait de plus en plus chaud et que la glace des montagnes était aussi en train de disparaître. Il se demanda d’où l’eau allait provenir et si les animaux allaient un jour revenir. NakedNapi avait entendu parler du Serpent noir, un serpent de fer à la peau verte dont le sang était noir, et qui traversait les terres, avalant tout sur son passage, et il se demanda si ce n’était pas lui qui mangeait les animaux. 

 

Puis NakedNapi a entendu dire que le serpent se nourrissait d’argent, celui qui lui était donné par les grandes compagnies, que ces compagnies avaient leurs propres triksters, des pantins politiques qui répondaient au bon vouloir du serpent. NakedNapi savait à présent où se trouvaient les animaux, les oiseaux, les insectes, les arbres et le territoire : dans l’estomac du serpent.  

 

NakedNapi se souvint de ce qui était arrivé à son confrère le Bison, se souvint des chasseurs de gros gibier venus pour raser les plaines et affamer les vraies personnes dont ils avaient volé et violé le territoire pour en tirer profit. NakedNapi, en bon anticonformiste, eut une idée : le temps était venu d’aller chasser !  

 

Tout comme les colons du passé, NakedNapi prit son fusil et se mit à la recherche du Gros Gibier, des grandes compagnies et des pantins politiques… n’importe quoi et quiconque avaient été charmés par le serpent.   NakedNapi savait que le Gros Gibier avait une gueule immense mais de petits fusils ; il se mit en route pour l’embusquer, l’empailler et l’accrocher au mur. En faire des trophées pour la flore et la faune, dans l’espoir que cet acte ramènerait l’esprit des animaux, des oiseaux, des insectes, des arbres et du territoire. 

 

NakedNapi s’inscrit dans la continuité des récits de la communauté des Pieds-Noirs. On l’appelle aussi   « Old Man » ou « Vieil Homme », un héros culturel, trickster, trouble-fête, un être à la fois saugrenu et bienveillant qui façonne la vision du monde et de la vie de la communauté des Pieds-Noirs. NakedNapiBig Game Hunter est une nouvelle performance d’Adrian Stimson au cours de laquelle il pose un regard sur les prophéties des Lakotas autour du « Serpent noir », cet oléoduc qui sillonne le territoire et qui, ultimement, détruira la Terre et tout ce qu’elle abrite. 

FILM : Adrian STIMSON, Buffalo Boy’s Don’t Look East

Stimson utilise divers médiums dans ses œuvres qui se rapportent à des thèmes liés à l’histoire, au genre et à l’identité. Buffalo Boy est une performance satirique sur les stéréotypes accolés aux peuples autochtones.

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Buffalo Boy est une performance satirique sur les stéréotypes accolés aux peuples autochtones ; Old Sunest une installation sur l’héritage du système des pensionnats et Transformation est une exposition sur les femmes autochtones disparues.

2 – Ma-Nee Chacaby,  ainée ojibwé-crie lesbienne, bispirituelle et conteuse d’histoires née à Thunder Bay en Ontario, utilise l’art pour sa guérison spirituelle et celle de sa communauté.

 

EXPOSITION : Ma-Nee CHACABY, Ma-Nee’s Journey (L’histoire de Ma-Nee

Dessins, aquarelles et masques. 

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« Quand tu seras grande, tu seras une éducatrice pour notre peuple. Tu aideras les autres. Tu seras guérisseuse. » 

 

L’extraordinaire histoire de Ma-Nee Chacaby en est une de courage, de souffrance et d’amour. En prononçant ces paroles prophétiques, sa grand-mère n’aurait pu viser plus juste. C’est elle qui a vu chez la petite Ma-Nee les deux esprits, le masculin et le féminin. Chance ou malédiction ? Pour une enfant bispirituelle dans les années 1950, à Ombabika, une communauté ojibwé-crie du nord de l’Ontario, la liberté est infinie. Elle apprend à trapper, à chasser et à survivre en forêt ; elle sculpte le bois, fait de la couture, tanne le cuir et s’occupe des enfants et des aînés. Mais sa grand-mère, sa bien-aimée kokum, sait que la suite sera très dure. 

Ma-Nee a affronté de nombreuses épreuves dans sa vie, qui l’ont amené vers la guérison spirituelle par l’art. Elle est née à Thunder Bay, Ontario et fut adoptée par une famille canadienne francophone. À l’âge de deux ans, elle retourne vivre auprès de sa grand-mère, sa kokum, pour être élevée à Omabika, une communauté autochtone au nord du lac Nipigon. En tant qu’ainée bispirituelle et conteuse d’histoires, elle utilise divers médias pour sa guérison spirituelle et celle de sa communauté. Elle est malvoyante et son art représente les épreuves de tous les jours, communes à tous.  

Elle publie en 2016 son premier livre : Two-Spirit Journey: The Autobiography of a Lesbian Ojibwa-Cree Elder, dans lequel elle se confie sur son expérience du monde en tant que bispirituelle. 

RENCONTRE AVEC L’ARTISTE :

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CONTES  et DÉDICACES :

Contes racontés par Ma-Nee Chacaby. Elle dédicacera également son livre, Un parcours bispirituel. Récit d’une aînée ojibwé-crie lesbienne, publié aux Éditons du remue-ménage.  

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3 – Guy Sioui Durand est un sociologue (Ph.D.) et critique d’art, commissaire indépendant et conférencier-performeur.

 

PERFORMANCE : Guy SIOUI-DURAND et Soleil LAUNIÈRE, Entre chair et corps : rites de passages 

 

C’est dans l’art action comme attitude, - se décoloniser et changer le monde par l’art autochtone en actes -, que Guy Sioui Durand vient créer en duo avec l’artiste pekuakamInuatsh Soleil Launière la harangue performée Entre chair et corps : rites de passages.

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Wendat (Huron), Guy Sioui Durand est un sociologue (Ph.D.) et critique d’art, commissaire indépendant et conférencier-performeur. Il porte son regard sur l’art autochtone et l’art actuel. D’un côté, il met l’accent sur la décolonisation des esprits par le ré-ensauvagement de nos imaginaires et le renouvellement des relations. De l’autre, il se dit qu’il faut changer le monde par l’art action, l’art action par l’art autochtone vivant pour peu que le spectaculaire s’oppose au spectacle. Enseignant l’initiation à l’art autochtone aux institutions Kiuna et l’UQAM, Guy Sioui est l’auteur des ouvrages l’Art comme alternative (1997), de Riopelle. Indianité (2002) et de l’Esprit des objets (2013) et de nombreux articles. En 2018-2019, il a été commissaire du Rassemblement Internations d’Art Performance Autochtone (RIAPA) à Wendake, de l’exposition De Tabac et de Foin d’odeur. Là où sont nos rêves au Musée d’art de Joliette et de l’événement in situ La Tente parlante dans le cadre de la Manif d’art 9 à Québec. On compte parmi ses harangues performées La flèche du temps de l’art sauvage / Indian’s acts au Lieu Centre en art actuel, La voix des masques à l’Institution Kiuna, et à Tiöhtia :ke (Montréal) : Alanienouidet:de retour ! au 7e Festival Phénoména,  Marcher dans les pas des Anciens, au Sommet des jeunesses autochtones et Perdre le Nord: Winter is Coming. L’hiver vient, Festival Nuit Blanche, La Guilde. Ajoutons-y le Bingo Littéraire Kwahiatonhk en tournée. 

4 – June Scudeler, (Métis), est assistante professeure en Études des peuples autochtones à l’Université Simon Fraser à Vancouver.

 

CONFÉRENCE : Colloque Regards autochtones sur les Amériques – Revisioning the Americas through Indigenous Cinema Conference. « Wâkhôtowin in Thirza Cuthand and Kent Monkman’s films »

 

Films discutés :

– Thirza CUTHAND, 2 Spirit Introductory Special

– Kent MONKMAN, Shooting Geronimo

– Adrian STIMSON, Buffalo Boy’s Don’t Look East

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5 – Soleil Launière, innue originaire de Mashteuiatsh, elle vit et œuvre à Tiöhtià:ke (Montréal). Artiste multidisciplinaire alliant le chant, le mouvement et le théâtre tout en passant par l’art performance, elle a participé à de nombreuses créations.

 

PERFORMANCE :  Soleil LAUNIÈRE et Guy SIOUI-DURAND, Entre chair et corps : rites de passages 

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Soleil entremêle la présence du corps bispirituel et l’audiovisuel expérimental tout en s’inspirant de la cosmogonie et l’esprit sacré des animaux du monde innu. Elle exprime en actes une pensée sur les silences et les langages qui font évoluer l’art action, pas seulement autochtone mais de manière universelle.