Par René St-Pierre
Paul-Émile Borduas est reconnu, à la fois comme artiste et comme penseur, pour sa contribution à l’émergence et à la formation du Québec moderne. La présente synthèse examine un moment singulier de sa vie, soit son séjour américain survenu entre 1953 et 1955. Elle met en lumière les principaux enjeux soulevés par cette période, notamment l’évolution de sa pratique, sa réception critique, les dynamiques du marché de l’art, ainsi que l’éclatement du mouvement automatiste, marqué par des dissensions internes et des trajectoires individuelles divergentes.
Cette courte incursion chronologique aborde une phase charnière de son parcours, depuis la publication du manifeste Refus global en 1948 jusqu’à son départ pour Paris en 1955. Elle relate son passage à Provincetown, du printemps à l’automne 1953, puis à New York, jusqu’à l’hiver 1955, mettant en évidence un processus simultané d’isolement et de renaissance, tant sur le plan personnel que professionnel.
Paul-Emile Borduas – Bibliothèque et Archives Canada MIKAN 1946
Le 9 août 1948, le manifeste Refus global, tiré à 400 exemplaires, est lancé à la Librairie Tranquille de Montréal [1]. Rédigé par Borduas et contresigné par quinze jeunes créateurs (sept femmes et huit hommes, un modèle de parité pour l’époque), le manifeste attaque frontalement l’idéologie de conservation, l’hégémonie cléricale (« Au diable le goupillon et la tuque ! ») et les valeurs du gouvernement de l’Union nationale de Maurice Duplessis. Les représailles sont immédiates : le 2 septembre 1948, Gustave Poisson (sous-ministre du Bien-être social et de la Jeunesse) informe le directeur de l’École du meuble, Jean-Marie Gauvreau, que Borduas est suspendu sans traitement à compter du 4 septembre, ses écrits n’étant « pas de nature à favoriser l’enseignement des jeunes » [2]. Lors d’une conférence de presse le 21 septembre 1948, Borduas proteste, arguant que depuis onze ans, son enseignement n’a jamais dérogé au programme [3]. Malgré cela, son renvoi sera officialisé. En réponse, il rédige à l’hiver 1948-1949 son essai autobiographique, Projections libérantes (publié en juillet 1949), y dénonçant le directeur de l’École du meuble, tout en plaidant en faveur d’un enseignement libre [4].
Privé de salaire, Borduas se replie dans sa maison de Saint-Hilaire. Il donne des cours de dessin aux enfants, tout en vendant des aquarelles à prix modique, refusant que sa femme, Gabrielle Goyette, retourne travailler comme infirmière. Parallèlement, le groupe automatiste s’effrite : les couples Riopelle (Jean Paul, Françoise L’Espérance) et Leduc (Fernand, Thérèse Renaud) vivent maintenant à Paris (respectivement depuis 1946 et 1947) [5], tandis qu’à Montréal, la jeune garde (Claude Gauvreau, Jean-Paul Mousseau et Marcelle Ferron) souhaite lier l’art à l’action sociale. En mars 1950 se tient le 67e Salon du printemps du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM). Mousseau et Ferron organisent l’exposition dissidente des « Rebelles » au 2035 rue Mansfield (du 18 au 26 mars 1950). Bien qu’accepté au Salon, Borduas choisit de se solidariser avec Les Rebelles en exposant cinq de ses œuvres [6].
Pour redéfinir la ligne du mouvement, il rédige la Communication intime à mes chers amis (du 1er au 9 avril 1950) [7], où il cherche à établir la distinction entre la création poétique et la propagande politique, ce qui lui vaudra d’être accusé de paternalisme par Riopelle, qui vivait alors à Paris [8]. La détresse de l’artiste culmine, lorsque, le 19 octobre 1951, de retour d’une exposition à Toronto, il trouve sa maison vide : sa conjointe Gabrielle Goyette l’a quitté sans préavis, emmenant leurs trois enfants : Janine, Renée et Paul [9]. Atterré, confessant avoir manipulé une arme à feu et songé au suicide [10], il vend sa maison de Saint-Hilaire au Dr Alphonse Campeau le 24 avril 1952 [11].
Rêvant d’un ailleurs meilleur, Borduas envisage de s’expatrier vers l’Europe, mais ce sera d’abord par les États-Unis qu’il transitera. Les motivations ayant entouré le départ de l’artiste du Québec sont diverses et variées. Dans un échange avec son ami Sam Abramovitch à l’été 1953, Borduas lui expliquera qu’il avait pour objectif de s’imposer comme un peintre de renommée internationale, qu’il ne pourrait y parvenir en restant à Montréal et que plus tôt il ferait le grand saut, meilleures seraient ses chances de réussite [12]. Bien qu’il ait déjà songé à rejoindre Paris, Borduas souhaitait ne pas trop s’éloigner de ses enfants à la suite à son récent divorce. Un départ précipité vers la France semblait alors prématuré, d’autant plus que le marché de l’art parisien ne s’était pas encore tout à fait remis des effets de la Deuxième Guerre mondiale [13].
La ville de New York était très attractive à l’époque. Françoise Sullivan y a séjourné en 1945 et 1946 pour y suivre des cours de danse et créer ses premières chorégraphies, et Louise Renaud, y avait travaillé comme gouvernante des enfants du galeriste Pierre Matisse au cours des années 1940. C’est elle qui, dès 1944, informait régulièrement ses amis montréalais au sujet d’activités culturelles qui s’y produisaient, relayant des conversations auxquelles elle assistait chez Matisse, en présence d’André Breton, de Marcel Duchamp, de Max Ernst et d’Arshile Gorky [14]. Françoise Sullivan et Jeanne Renaud ont confirmé à Claude Gosselin le rôle déterminant joué par Louise Renaud dans la diffusion de ces activités auprès des automatistes restés à Montréal [15].
Décidé à quitter le Québec, Borduas voit ses démarches pour émigrer aux États-Unis retardées par le maccarthysme, en raison d’une entrevue qu’il avait accordée à Gilles Hénault dans le journal communiste Combat du 1er février 1947 [16]. Il obtient finalement un visa valide en mars 1953 [17].
1954 – Blancs printaniers, aquarelle sur papier, 22 x 30 pouces, Collection Galerie Cazeault, # CR : 2005-1051.
Borduas franchit la frontière américaine le 1er avril 1953 par le poste de Newport, au Vermont, avant de se diriger vers Boston puis Provincetown [18], où il loue de mai à septembre 1953 un atelier au 198 Bradford Street. Ce séjour estival engendre une phase particulièrement créative, puisqu’il y peint une quarantaine de toiles [19]. Note : pour un aperçu de cette production exceptionnelle réalisée à Provincetown, voir le catalogue raisonné de Borduas pour l’année 1953. L’artiste quitte Provincetown pour New York à la fin de l’été 1953 et s’installe le 22 septembre au 119 East 17th Street, dans le quartier de Greenwich Village [20].
Borduas fréquente sporadiquement la Cedar Street Tavern et l’Eight Street Club, où il s’imprègne de la vitalité de l’École de New York. Fréquentés par les artistes, les critiques et les intellectuels, ces lieux emblématiques de Greenwich Village servaient de point de rencontre informel, favorisant échanges et débats au cœur de la scène artistique new-yorkaise. Borduas y découvre les œuvres de figures marquantes de l’Action Painting et de l’expressionnisme abstrait, notamment Jackson Pollock, Franz Kline, Willem de Kooning et Adolph Gottlieb. Des artistes américaines francophiles comme Yvonne Thomas, et plus particulièrement Florence Weinstein, facilitent ses contacts. Cette dernière siégeait alors au conseil d’administration du Musée d’art moderne de New York (MoMA). Amie personnelle de Borduas, Florence Weinstein l’aurait vraisemblablement encouragé à offrir l’œuvre Lampadaire du matin au MoMA, geste qui lui ouvre les portes de ce musée prestigieux [21].
Au contact de cette mouvance artistique, fasciné par les structures noires et blanches de Kline et la spontanéité expressive de Pollock, Borduas abandonne progressivement le contraste formel fond/objet pour explorer dorénavant la spatialité de la surface (all-over) [22]. Délaissant les pinceaux pour la spatule, il expérimente ponctuellement la technique du dripping dans ses aquarelles et huiles, notamment dans Graffiti de 1954 [23].
Aux États-Unis, la première exposition individuelle de Borduas se déroule du 5 au 23 janvier 1954 à la Passedoit Gallery (121 East 57th Street, New York), où il y exposera 24 toiles. Présent au vernissage, Rodolphe de Repentigny relatera dans le journal L’Autorité du peuple, sous la plume de François Bourgogne, que Robert Motherwell, aussi présent, aurait qualifié Borduas de « Courbet du 20e siècle » [24]. Borduas expose par la suite à Philadelphie, à la Hendler (Hutzler) Gallery, du 3 au 30 avril 1954. Il y présente une douzaine de tableaux [25].
Le 19 octobre 1954, Borduas assiste au vernissage de l’exposition marquant le 25e anniversaire des collections du MoMA de New York, événement au cours duquel est exposée sa toile Lampadaire du matin, peinte en 1948 à Montréal [26]. L’institution fera également l’acquisition de l’œuvre La Guignolée, peinte en 1954 à New York [27]. Une autre exposition intitulée Watercolors 1954 a lieu à la Passedoit Gallery, du 10 janvier au 5 février 1955. Certaines sources mentionnent la clôture de cet événement le 6 février [28].
Avant son départ pour l’Europe, Borduas signe une entente avec la prestigieuse Martha Jackson Gallery [29]. Celle-ci lui consacrera deux importantes expositions individuelles, Paul-Émile Borduas. Paintings 1953-1956, du 18 mars au 6 avril 1957, qui présente plus d’une trentaine d’œuvres. Deux ans plus tard, du 24 mars au 18 avril 1959, la galerie organise une seconde exposition intitulée An Intimate Showing of Recent Paintings by Paul Borduas, laquelle rassemble une vingtaine d’œuvres de la période parisienne [30]. Sur la scène internationale, Borduas représente le Canada à la Biennale de São Paulo et à la Biennale de Venise en 1954.
Au Canada, des collectionneurs-entrepreneurs le soutiennent matériellement par des achats en lots. Ainsi, Gérard Lortie lui achète cinq œuvres au printemps 1954 [31]. L’exposition personnelle intitulée En route, qui rassemble dix-sept huiles et six encres, se tient à la Galerie Agnès Lefort à Montréal du 12 au 26 octobre 1954, consacrant son retour dans la métropole [32]. Enfin, dans une lettre adressée à Gisèle Lortie et datée du 12 juillet 1955, Borduas confirme que le docteur Max Stern de la Dominion Gallery vient tout juste de lui acheter un lot de onze tableaux [33]. En 1954 seulement, il vend une cinquantaine d’œuvres, s’assurant ainsi une sécurité financière inespérée.
La presse américaine spécialisée salue son arrivée. Dans l’Arts Digest du 1er avril 1954, Sam Feinstein décèle la vitalité matérielle de sa facture [34]. Au Canada, un article du Montreal Star paru le 16 octobre 1954, sous la plume de Robert Ayre, souligne l’impact bénéfique de son séjour américain [35]. Le critique montréalais Rodolphe de Repentigny discute quant à lui de l’évolution récente de sa pratique picturale [36]. La revue de mode Vogue publie, dans son édition du 15 avril 1955, un article consacré à des artistes canadiens, Three Canadian Painters, présentant Borduas aux côtés de Jean Paul Riopelle et de B.C. Binning [37]. En juin 1955, au moment où il planifie son départ pour Paris, Dorothy Gees Seckler du Arts Digest lui consacre un texte important [38].
La période new-yorkaise correspond également à une imposante activité épistolaire pour Borduas. Sa correspondance témoigne, entre autres, de son affection pour ses enfants et de l’intensité d’une relation amoureuse secrète avec Rachel Laforest [39]. Les lettres échangées avec Fernand Leduc et Claude Gauvreau constituent par ailleurs de véritables journaux de bord témoignant de l’évolution de sa pensée intellectuelle [40]. Sur le plan théorique, il publie un essai sur l’œuvre d’Ozias Leduc dans Canadian Art en 1953 [41].
En février 1955, visitant Montréal pour l’exposition Espace 55 au MBAM, Borduas qualifie la peinture géométrique en aplats de la jeune relève d’« archaïque » [42]. Outré par cette attitude, Fernand Leduc riposte dans L’Autorité du peuple le 5 mars 1955, accusant Borduas de condescendance [43]. En réponse, Borduas publie le 12 mars Objectivation ultime ou délirante, manifeste rédigé à New York le 26 février 1955 [44]. Il y loue l’expressionnisme abstrait de Pollock, ce qui provoque de manière définitive la rupture intellectuelle et esthétique du groupe automatiste.
Nous savons que Borduas avait annoncé, dès son installation à New York, l’intention de gagner l’Europe dans un horizon de deux ans [45]. Son séjour dans la capitale culturelle agit comme un catalyseur déterminant sur le plan formel, orientant parallèlement l’évolution de sa pratique. Plusieurs facteurs concourent par ailleurs à fragiliser son ancrage américain : l’isolement linguistique, l’individualisme du milieu artistique new-yorkais, ainsi que le projet personnel de refaire sa vie avec Rachel Laforest conduisent l’artiste à partir vers Paris. Le 21 septembre 1955, sécurisé financièrement par ses ventes estivales, Borduas quitte définitivement New York vers la France, à bord du paquebot Liberté, en compagnie de sa fille Janine [46]. Le peintre et sa fille débarquent au port du Havre le 26 septembre 1955, avant de rejoindre Paris, entamant l’ultime chapitre qui le mènera vers ses célèbres tableaux en noir et blanc.
[1] Paul-Émile Borduas, Écrits II, André-G. Bourassa et Gilles Lapointe (édit.), Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde », 1997, p. 284.
[2] Ibid., p. 274, note 186.
[3] Compte rendu de la conférence de presse, Le Devoir (p. 2) et La Patrie (p. 6), 22 septembre 1948.
[4] Paul-Émile Borduas, Projections libérantes, Saint-Hilaire, Éditions Mithra-Mythe, 1949.
[5] Anonyme, Paul-Emile Borduas 1905-1960. Montréal/Ottawa, Musée des beaux-arts de Montréal, Galerie nationale, 1962, p. 13.
[6] François-Marc Gagnon, Paul-Émile Borduas (1905-1960) : Biographie critique et analyse de l’œuvre, Montréal, Fides, 1978, p. 286.
[7] Paul-Émile Borduas, Écrits I, édition critique par André-G. Bourassa, Jean Fisette et Gilles Lapointe, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde », 1987, p. 503.
[8] Ibid.
[9] Ibid., p. 39.
[10] Claude Gauvreau, « L’épopée automatiste vue par un cyclope », La Barre du jour, janvier-août, 1969, p.48.
[11] François-Marc Gagnon, Paul-Émile Borduas (1905-1960), op. cit., p. 314.
[12] Sam Abramovitch, « Borduas d’hier à aujourd’hui », dans La magie des signes, (Josée Bélisle édit.), Montréal et Versailles, Musée d’art contemporain de Montréal et Conseil général des Yvelines, 2004, p. 24.
[13] Correspondance courriel avec Gilles Lapointe référant aux Écrits de Borduas, Tome II, période 1953-1955, 1er avril 2026.
[14] François-Marc Gagnon, Chronique du mouvement automatiste québécois 1941-1954, op. cit., p. 100-101.
[15] François Lévesque, « Louise Renaud, signataire de «Refus global» et passeuse d’art, s’est éteinte », Le Devoir, 23 octobre 2020.
[16] Entrevue de Borduas à Gilles Hénault dans Combat, 1er février 1947, p.1.
[17] Paul-Émile Borduas, Écrits I, op. cit., p. 40.
[18] Ibid.
[19] François-Marc Gagnon, Paul-Émile Borduas (1905-1960), op. cit., p. 322.
[20] Paul-Émile Borduas, Écrits I, op. cit., p. 40.
[21] Ibid., p. 621, note 165.
[22] François-Marc Gagnon, Paul-Émile Borduas : Sa vie et son œuvre, Toronto, Art Canada Institute, 2014. p.34.
[23] Ibid, p. 57.
[24] François Bourgogne, « Chez Borduas, à New York », L’Autorité du peuple, 6 février 1954, p.7.
[25] François-Marc Gagnon, Paul-Émile Borduas (1905-1960), op. cit./em>., p. 491.
[26] Ibid., p. 371.
[27] Ibid., p. 396.
[28] Anonyme, Paul-Émile Borduas 1905-1960, op. cit./em>., p. 35.
[29] Ibid.
[30] Anonyme, Paul-Émile Borduas 1905-1960, op. cit./em>., p. 21-22.
[31] François-Marc Gagnon, Paul-Émile Borduas (1905-1960), op. cit./em>., p. 386.
[32] Ibid., p. 491.
[33] Ibid., p. 386.
[34] Sam Feinstein, « Philadelphia, Paul-Émile Borduas », Arts Digest, 1er avril 1954. p.22.
[35] Robert Ayre, « Impact of New York Has Been Good for Paul-Émile Borduas », The Montreal Star, 16 octobre 1954.
[36] François-Marc Gagnon, Paul-Émile Borduas (1905-1960), op. cit./em>., p. 336-337.
[37] Paul-Émile Borduas, Écrits II, op. cit., p. 770.
[38] Dorothy Gees Seckler, « Paul Emile Borduas », Arts Digest, vol. 29, n°17, juin 1955, p. 8‑10.
[39] Paul-Émile Borduas et Rachel Laforest, Aller jusqu’au bout des mots. Correspondance 1954-1959, Montréal, Leméac, 2017, p.6.
[40] Fernand Leduc, Vers les îles de lumière – Écrits (1942-1980), André Beaudet (éd.), Ville LaSalle, Hurtubise HMH, 1981.
[41] Paul-Émile Borduas, « Quelques pensées sur l’œuvre d’amour et de rêve de M. Ozias Leduc », Canadian Art, vol. 10, no 4, 1953, p. 158-161.
[42] Entrevue radiophonique de Paul-Émile Borduas et Gilles Corbeil sur Espace 55, février 1955.
[43] Fernand Leduc, « Leduc vs Borduas », L’Autorité du peuple, 5 mars 1955, p.5.
[44] François-Marc Gagnon, Paul-Émile Borduas (1905-1960), op. cit., p. 374.
[45] Guy Gagnon, « New York accueille Borduas, le peintre de Saint-Hilaire », Le Clairon, 8 janvier 1954, p. 4.
[46] Paul-Émile Borduas, Écrits I, op. cit., p. 42.
La rédaction de cet article a été facilitée par le concours de plusieurs personnes, que l’auteur souhaite remercier ici.
D’abord, Yvon Brind’Amour, collectionneur, pour avoir soutenu financièrement la réalisation de ce projet. Ensuite, Claude Gosselin, directeur du CIAC, pour sa contribution à l’édition du texte et pour avoir enrichi le contenu par des suggestions concernant certains événements, lieux et acteurs liés à la présence de Borduas à New York.
L’auteur souligne également les contributions des historiens de l’art Ray Ellenwood et Gilles Lapointe, pour avoir apporté des nuances quant à la manière d’aborder certains aspects du sujet, ainsi que de l’aide précieuse de Gilles dans la normalisation de l’appareil de notes et de la bibliographie. Le diable est dans les détails.
Enfin, dans le même esprit, l’auteur remercie Anne Viau pour son œil attentif et rigoureux lors de la révision linguistique du document.

Directeur d’Archiv’Art, René St-Pierre est détenteur de deux maîtrises – en communication et en histoire de l’art – ainsi que d’un doctorat en études et pratiques des arts. Depuis la fin des années 1980, il poursuit une démarche de recherche et de création s’appuyant sur les technologies numériques dans les secteurs de la culture, de l’éducation et des communications.
Archiviste à la Fondation Armand-Vaillancourt depuis 2016, il administre également trois projets documentaires d’importance : le catalogue raisonné d’Armand Vaillancourt (2012-), le catalogue raisonné de Paul‑Émile Borduas (2019 ; responsable en 2023-) et le Répertoire numérique sur les Automatistes (2025-).
https://archivart.ca/CAT-RAIS/Borduas_1953-1955/

La réalisation de cette synthèse a été financée en partie par le Centre international d’art contemporain de Montréal, grâce à une donation d’Yvon Brind’Amour, un amateur d’art soucieux d’encourager la recherche sur la vie et l’œuvre de Paul-Émile Borduas.
Yvon Brind’Amour collectionne des œuvres d’art depuis près de quarante ans. Son intérêt pour la peinture l’a amené à entretenir des liens étroits avec plusieurs artistes. Guido Molinari l’a notamment invité à siéger au premier conseil d’administration de sa fondation, qu’il a présidée de 2016 à 2022. Il s’est aussi engagé auprès de diverses institutions culturelles, dont le Musée Dufresne, le Quatuor Molinari, Mouvement ESSARTS, les Impatients et le comité d’acquisitions d’Hydro-Québec. Convaincu de l’importance de la recherche pour la diffusion de l’œuvre de Borduas, notamment par l’enrichissement de la bibliographie du catalogue raisonné, Yvon Brind’Amour offre cette contribution, dans l’espoir d’encourager d’autres collectionneurs à soutenir cet effort de mémoire.