Author: Jonathan Proulx

Dans le cadre du projet CARTOGRAPHIE DES AUTOMATISTES À MONTRÉAL, nous lançons aujourd’hui le balado relatant les années de formation des Automatistes à l’École des beaux-arts de Montréal.

Nous profitons de cette occasion pour rappeler qu’il serait fort justifié de redonner à l’École des beaux-arts de Montréal sa vocation pour les arts. Il serait aussi fort pertinent d’identifier cet emplacement comme LA PLACE DES AUTOMATISTES.

L’École des beaux-arts de Montréal serait l’endroit idéal pour y présenter des expositions, y tenir des conférences, accueillir des projets éducatifs et des résidences d’artistes. Toutes ces activités établies dans une volonté de faire découvrir nos artistes et de les mettre en lien avec ceux d’ailleurs tout en participant l’accueil touristique international.

Les bâtiments ayant servi à l’École des beaux-arts de Montréal, sont la propriété du Gouvernement du Québec. Ils sont actuellement non utilisés. Ils ont par contre un potentiel immense pour faire rayonner la culture à Montréal. Il suffit de vouloir le reconnaître et de valoriser notre patrimoine architectural par la même occasion.

Claude Gosselin

Nous vous signalons la présentation de SPHERE(S),
un nouvel événement international en art contemporain

Cet événement sera présenté lors de la journée
CHORUS SPHERE(S) LAB
un laboratoire d’idées discutées entre
les acteurs/artistes associés à SPHERE(S),
les acteurs/artistes de LONGUEUIL JE[U]S, et
le public

Jeudi le 16 septembre 2021 de 9h30 à 17h30
à la salle Agora, Université de Sherbrooke, Station de métro Longueuil

Conceptrice de la journée et de SPHERE(S) : Chantal Pontbriand, commissaire d’expositions

Quels sont les enjeux d’un événement international en art contemporain ? Les avantages ? L’impact sur les plans local, national, international ? Quel est le rôle de l’artiste ?

Comment agir en tant qu’artiste au sein d’une collectivité, d’un milieu de vie ?

Comment le citoyen peut-il participer à un tel événement ?

Pour réserver : spheresartinternational@gmail.com

Aussi, du 16 au 19 septembre 2021, de midi à 21h,

AGRÉGAT, centre d’artiste de Longueuil, présentera le Laboratoire JE(U)S,

un ensemble d’activités sur le territoire de la Montérégie.

Découvrez la programmation complète ici.

Pour la programmation complète de CHORUS SPHERE(S) LAB

Expo GROWTH & RISK au World Trade Center
11 septembre 2001

Tiré de Growth & Risk, New York, 2021/09/11

En septembre 2001, le gouvernement du Québec lançait l’opération Québec New York 2001. Il s’agissait de présenter à New York au World Financial Center, voisin du World Trade Center, quelques réussites culturelles, culinaires, touristiques et commerciales parmi les meilleures du Québec.

L’attentat tragique du 11 septembre sur le World Trade Center est venu détruire cette opération pour le moins sympathique envers les arts contemporains du Québec.

Les arts visuels étaient couverts par une exposition du commissaire Claude Gosselin intitulée Growth & Risk dans une petite galerie du World Financial Center.

Les artistes de l’exposition : Jocelyne Alloucherie, Jacques Bilodeau, Pierre Dorion, Evergon, Jérôme Fortin, Jean-Pierre Gauthier, Michel Goulet, Sylvie Laliberté, Diane Landry, Myriam Laplante, Gilles Mihalcean, Stephen Schofield, Claude Simard.

L’exposition était montée le 10 septembre au soir mais n’a jamais pu ouvrir au public. Le 11 septembre, en matinée, le local fut récupéré par les autorités pour qu’il puisse servir de morgue d’urgence. Les œuvres ont été poussées le long d’un mur. Ce n’est que deux mois plus tard qu’on a pu les récupérer, quelques-unes endommagées, d’autres ayant été sauvées miraculeusement sans dommage. Nous devons remercier les autorités gouvernementales de l’époque pour avoir compenser les pertes auprès des artistes.

Peut-être y avait-il quelque chose de prémonitoire dans le titre, Growth & Risk, titre trouvé par Stephen Schofield. Pour notre part nous avons voulu rappeler que tout développement, toute recherche, toute liberté apporte ses éléments de risque. Et si l’art nous permet de nous confronter à des réalités plurielles, à des manières de voir et d’être, alors nous assumons le risque de vivre ces moments privilégiés.

Ci-Joint, une vidéo prise à New-York, 2001.

Claude Gosselin, C.M., septembre 2021.


GROWTH & RISK Expo at the World Trade Center

September 11, 2001

From Growth & Risk, New York, 2021/09/11

In September 2001, the Quebec Government launched Operation Québec New York 2001. The purpose was to present in New York at the World Financial Center, next to the World Trade Center, some of Quebec’s best cultural, culinary, tourist, and commercial achievements.

The tragic bombing of the World Trade Center on September 11 ruined that operation featuring samples of Quebec contemporary art.

The visual arts were represented in an exhibition curated by Claude Gosselin entitled Growth & Risk in a small gallery of the World Financial Center. The artists were

Jocelyne Alloucherie, Jacques Bilodeau, Pierre Dorion, Evergon, Jérôme Fortin, Jean-Pierre Gauthier, Michel Goulet, Sylvie Laliberté, Diane Landry, Myriam Laplante, Gilles Mihalcean, Stephen Schofield, Claude Simard.

The exhibition was set up in the evening of September 10, but never opened to the public. On the morning of September 11, the premises were taken over by the local authorities to be used as an emergency morgue. The exhibits were lined against a wall and could only be retrieved two months later, some damaged, others miraculously intact. We must thank the authorities for having compensated the artists’ losses.

The title given to the exhibition by Stephen Schofield, Growth & Risk, may have been premonitory. It reminds us that every research, every freedom contains elements of risk. If the arts expose us to multifaceted realities, different ways of seeing and being, then we must assume the risk of living those privileged moments.

Attached, a video taken in New York, 2001.

Claude Gosselin, C.M., September 2021.

Today it’s the launching of the newest podcasts from the project Mapping The Automatists in Montreal.

ROSS HOUSE, Françoise Sullivan’s Studio

Librairie Tranquille

If you have a Spotify account or experiencing issues with the previous links you can listen to them here:

ROSS HOUSE, Françoise Sullivan’s Studio

Librairie Tranquille

And here for the rest of the episodes on Spotify

More to come next week.

Good listening.


 

Les versions françaises des balados de la Cartographie des Automatistes à Montréal sont disponibles ici.

Les suivants seront mis en ligne prochainement.

Bonne audition.

Décès de Marcel SAINT-PIERRE (1944-2021)

Nous regrettons le décès de Marcel Saint-Pierre survenu le 6 août dernier à l’âge de 77 ans. Pour l’occasion, nous présentons un très beau texte d’Éric Devlin rappelant sa carrière multiforme et l’amitié qu’il savait partager généreusement.


 

Dans la série Cartographie des Automatistes

Vernissage à la Librairie Tranquille, 31 août 1948.
Photo : Fonds Henri Tranquille, Université de Sherbrooke.

Hôtel Windsor,1938-1935.
Photo : William Notman, Musée McCord.

Les balados sur la conférence de Paul-Émile Borduas à « l’Hôtel Windsor » et sur la « Librairie Tranquille » sont maintenant en ligne.

Vendredi 6 août 2021, Marcel Saint-Pierre a quitté la surface de la Terre. Vous trouverez en document attaché un bref survol de sa prolifique carrière.

Marcel Saint-Pierre était un être d’exception. Brillant intellectuel, aussi à l’aise dans un colloque de sémiologie que dans un souper dans un tout-inclus à Cuba assis entre un plombier de St-Jérôme et un vendeur d’assurances de Repentigny. Il n’y avait aucune prétention chez Marcel Saint-Pierre ; tout être humain méritait l’attention. En début de session, dès que son nom apparaissait à l’UQAM, ses cours affichaient complets. Il était un communicateur hors du commun.

Le milieu de l’art contemporain regorge d’artistes aux discours flamboyants. Mais leurs œuvres qui devraient traduire cette éloquence intellectuelle sont aussi monotones qu’une pluie froide d’automne. Ce n’était pas le cas de Marcel Saint-Pierre. Pour réaliser chaque tableau, il reprenait systématiquement le procédé qu’il avait développé au début de sa carrière en 1972 : une toile pliée en accordéon et trempée dans différents bacs de peinture. La couleur voyageait dans la toile par capillarité. Cette mince toile totalement imbibée était étendue au sol sur une grande pellicule de plastique. Par pression des mains, Marcel transférait ce qui allait devenir le fondement de son futur tableau : un réseau de taches et de traces de plis.

Au début, ce résultat primaire lui suffisait. C’était sa période Supports/ Surfaces qu’il a poussé jusqu’à abolir le support du tableau et réaliser des œuvres composées uniquement d’une épaisse peau d’acrylique figée dans l’espace. La toile avait disparue ; il n’y avait plus qu’une surface.  Puis il est intervenu sur cette surface transitoire de plastique pour composer un tableau de plus en plus complexe qui était autant une réflexion sur la couleur, sur la politique, sur l’environnement. Le titre donnait la clé.  Le résultat final n’a jamais ressemblé à un mois de novembre.  Le journaliste scientifique Yanick Villedieu disait des tableaux de Saint-Pierre qu’ils étaient « jubilatoires ».

Une fois terminé, chaque tableau de Marcel Saint-Pierre  devient un objet autonome de son créateur.  Il a sa vie propre.  On peut le regarder du pointde l’artiste avec toutes ses références théoriques.  Mais on peut également le regarder en ignorant son historicité et il  est toujours aussi convaincant.

Marcel Saint-Pierre a été à la bonne école. Un jour il m’a raconté l’ennui anticipé  devant un cours sur l’orfèvrerie québécoise au XVIII siècle.  Le cours, donné par François-Marc Gagnon,  s’est avéré passionnant, malgré un sujet qui n’intéressait plus aucun jeune esprit.  Ce jour là, Marcel Saint-Pierre a compris l’importance de la communication qui repose sur trois principes : une connaissance approfondie du sujet ; une passion dévorante pour le sujet ; et le désir absolu de partager.

Je suis un homme heureux et choyé d’avoir partagé trente trois ans de ma vie professionnelle avec Marcel Saint-Pierre.  Il me reste beaucoup de souvenirs, des voyages mémorables, des conversations engagées, des tableaux exceptionnels comme l’immense « A walk on the Wet Side » que vous pouvez admirer au Musée des beaux-arts de Montréal.  Et il y a ses textes que vous pouvez relire qui sont à la fois complexes et limpides comme son magnifique essai sur Serge Lemoyne ou encore celui sur Borduas.  Ils sont la preuve éloquente qu’un tableau est plus qu’une surface colorée.  Un tableau doit se lire comme un roman.  Dans chaque tableau, il y a une histoire. Et lire un tableau, tout comme lire un roman, prend du temps.

Bon voyage dans l’éternité, camarade !

 

Éric Devlin,

15 août 2021.

Aujourd’hui, lancement des balados du projet La Cartographie des Automatistes à Montréal. Voici les trois premiers : l’Ermitagele Domicile des Gauvreau, le Domicile de Muriel Guilbault.

Les suivants seront mis en ligne mercredi prochain.

Bonne audition.


Today it’s the launching of the podcasts from the project Mapping The Automatists in Montreal. Here are the two first ones: The Ermitage and The Gauvreau Residence.

The following podcasts will be broadcast next Wednesday.

Good listening.